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05 mars 2009

L’installation des réseaux d’eaux et d’électricité dans le sol.

Après avoir choisi le mode de distribution de l’eau, dans notre cas, le polybutène, Yannick a réalisé le réseau à l’intérieur de la maison.

Pour le polyutène, s’agit de dérouler les couronnes et de les insérer dans l’isolant. Pour cela, il a parfois fallu découper le liège dans son épaisseur pour que les réseaux soient en dessous du niveau du plancher, et découper les lambourdes pour permettre le passage des tubes.

La solution la plus simple a été l’usage de 2 outils : la scie circulaire et un ciseau à bois. Après avoir déterminé la profondeur de la découpe en positionant sa lame de scie circulaire, Yannick a donc entamé le liège à en deux lignes parallèles de la largeur du tube PB. Puis, il a évidé l’espace au ciseau à bois. L’opération est identique pour les lambourdes. Chaque réseau d’alimentation possède sa propre découpe.

L’opération s’est finalement révélée très simple à réaliser.
DSC02392.JPG
Pour le passage des cables électriques et l’installation des réseaux sur les murs les entames ont été réalisées au cutter pour le liège et à la scie égoïne pour les lambourdes. En effet, les réseaux électriques étant plus denses, nous avons préféré éviter de découper malencontreusement les cables … Pour info, l’installation électrique est réalisée par un professionnel.

Juste un bémol à cette étape du chantier, nous avons choisi de réaliser l’ensemble du réseau d’eau en tube de 12 mm de diamètre (ce qui ne correspond en rien aux règles de l’art, lire les informations très claires ICI). D’après quelques-uns de nos amis, ce diamètre risque de s’avérer un peu juste à l’usage, notamment lorsque plusieurs robinets seront ouverts simultanément.

Je m’explique, considérant que le diamètre défini une alimentation en un certain volume d’eau en un temps donné. Mon raisonnement a été le suivant, plus vous réduisez le diamètre, moins vous consommez d’eau pour la même durée …
De plus, notre réseau étant réduit au minimum, il était dommage d’acheter plusieurs couronnes de PB de diamètres différents, avec la garantie d’avoir beaucoup de linéaire non utilisés.
Nous avions le choix entre tout réaliser en 16 mm ou tout en 12 mm … notre soucis écologique de la consommation de l’eau nous a conduit à ne choisir que du 12 mm !

Pour l’instant le réseau n’est pas complet, donc nous n’avons pas testé notre bonne ou mauvaise solution mais nous ajouterons un commentaire à cette note, dès que nous aurons de l’eau dans les tuyaux !

Pour les curieux et les fidèles : quelques images ICI.

12 février 2009

La plomberie : en Cu, en PER ou en PB ?

Étant autoconstucteurs, nous avons étudié les différentes possibilités qui s’offraient à nous en matière de plomberie. Voici donc une petite synthèse de nos recherches. Nous publierons prochainement un article sur la pose de notre propre réseau.

1 – Le cuivre
Métal non ferreux, réalisé à partir d’extrait de minerais, le cuivre est un matériaux de couleur rougeâtre qui possède une excellente conductivité électrique et thermique, par ailleurs, il a une excellente résistance à la corrosion.
cuivre.jpg
En plomberie, vous pouvez vous procurer du cuivre en tube (rigide en barres de 1 à 5 m (cuivre écroui) ou en couronne de 2 à 50 m (malléable, c’est le cuivre recuit).

Le mode d’assemblage le plus courant reste la soudure, ce qui demande un certain savoir-faire. Pour de petites interventions telles que des extensions de réseau, les raccords mécaniques sont très faciles à installer, mais leur généralisation à une installation complète coûte plus cher. Par ailleurs, tous les modes de pose sont possibles : apparent sur colliers, engravé ou encastré et enterré.

Sa popularité s’explique par ses propriétés :

-    naturellement bactéricide et fongicide, le cuivre réduit la prolifération des bactéries et des virus dans les systèmes de distribution d’eau.
-    Etanche aux fluides, à l’oxygène, aux rayons ultra-violets et aux substances organiques.
-    résiste à une chaleur extrême sans subir de dégradation.
-     résiste à la corrosion et aux fortes pressions d'eau.
-    Ne brûle pas
-    Durable et totalement recyclable sans aucune perte de qualité
-    Garanti 50 ans

Ses inconvénients :

-    le coût du matériaux est élevé
-    la pose nécessite un savoir-faire
-    sonore (coup de bélier, chuintements …)

Pour en savoir plus : cliquez ICI



2 – Le Polyéthylène Réticulé ou PER

Le PER ou PEX (dans les pays anglo-saxons) est un dérivé du polyéthylène (PE) qui est un plastique inerte.

La stabilité dans le temps est estimée par les fabricants à un minimum de 50 années, mais nous n’avons pas encore le recul suffisant pour le vérifier.
per.jpg
Le PER est vendu sous forme de couronne. Le tube de couleur bleue est réservé à l’eau froide, celui de couleur rouge à l’eau chaude. Il existe également prégainé pour une pose engravée ou encastrée.

Le PER est utilisé en plomberie pour les réseaux d'eau chaude ou froide ou pour les installations de chauffage, notamment pour les planchers chauffants. Au tube, s’associe un ensemble constitué de distributeurs d’eau et de raccords qui rendent le réseau efficace et complet.

Ce matériau est assez souple, facile et rapide à mettre en œuvre. Il ne se dégrade pas chimiquement et est peu sensible au calcaire. En revanche, il est très sensible à la dilatation thermique : on ne doit donc pas le fixer au moyen de colliers serrés.
Afin de le protéger des rayons ultra-violet, il est souvent employé dans des banquettes techniques, en engravé ou en encastré, mais jamais en apparent. Son rayon de courbure minimum est égal à 5 fois le diamètre de la tuyauterie.

Ses avantages sont les suivants :

- Coût au mètre linéaire avantageux
-    Installation rapide et simple
-    Conductivité thermique inférieure au cuivre qui retarde le gel de l’eau transportée
-    canalisations insensibles à l’entartrage et à la corrosion et supportent donc les eaux calcaires ou acides
-    Souplesse du matériaux qui supprime les bruits de sifflements et absorbent les « coups de béliers »


Ses inconvénients sont les suivants :
- Sensibilité aux UV importante (sauf tube multicouche avec aluminium)
- Dilatation thermique très élevée
-    Mise en œuvre complexifiée par le cintrage difficile
-    Produit issu de l’industrie pétrochimique (recyclage partiel)
-    Pas de garantie effective de pérennité
-    Ne se soude pas

Pour en savoir plus : cliquez ici



3 – Le polybutène-1  ou PB
Le Polybutène-1 ou polybutylène (dans les pays anglo-saxons) appartient à la famille polyoléfine des thermoplastiques qui comprend aussi le polyéthylène et le polypropylène. Il est principalement utilisé pour la fabrication des tuyauteries d'eau chaude et d'eau froide sous pression. Contrairement aux PER, aucun additifs de composition, de réticulation ou de copolymérisation n’est ajouté pour que les tuyauteries en Polybutène-1 répondent aux normes de performances s'appliquant à leur utilisation.
polybutene.jpg
Le polybutène a été introduit sur le marché européen pour les tuyauteries sous pression au milieu des années 1960. Aux états unis, dans le milieu des années 90, les producteurs de polybutène ont retiré leurs produits du marché suites à de nombreuses plaintes  concernant des défauts dans les réseaux de plomberie réalisées avec ce matériaux. D’après le  pbsa (association qui regroupe des sociétés internationales de production de polybutène-1 en plomberie), les difficultés rencontrées aux états-unis seraient dues aux raccords plastiques utilisés. Nous n’avons rien trouvé à ce jour concernant des plaintes en Asie ou en Europe, mais le manque de sources et de documentation est à noter.

Le polybutène est vendu sous forme de couronne. Le tube est de couleur grise. Il existe également prégainé en couleur bleue ou rouge pour une pose engravée ou encastrée. Sa pose esy identique à celle du PER (distributeurs et raccords mécaniques).

Les usages du polybutène sont les mêmes que pour le PER, mais sa plus grande flexibilité en permet une pose plus aisée qui limite le recours aux raccords mécaniques et diminue ainsi les coûts de réalisation. Le rayon de courbure minimum est égal à 8 fois le diamètre de la tuyauterie.

Comme pour le PER, la stabilité dans le temps du polybutène  est estimée par les fabricants à un minimum de 50 années, mais nous n’avons pas encore le recul suffisant pour le vérifier.

Ses avantages sont les suivants :

- excellent coefficient de conductivité thermique qui retarde le gel de l’eau transportée (meilleur que celui du PER)
- Coût au mètre linéaire avantageux par rapport au cuivre (mais un peu plus élevé que le PER)
-    Installation rapide et simple
-    Meilleure flexibilité que le PER, donc installation plus économique et simplifiée.
-    canalisations insensibles à l’entartrage et à la corrosion (supportent donc les eaux calcaires ou acides)
-    Souplesse du matériaux qui supprime les bruits de sifflements et absorbent les « coups de béliers »
-    bonne tenue en température et en pression
-    coefficient de dilatation linéaire beaucoup plus faible que le PER
-    Peut se souder

Ses inconvénients sont les suivants :
-    Produit issu de l’industrie pétrochimique (recyclage partiel)
-    Pas de garantie effective de pérennité
-    Très mauvaise image en amérique du nord.

Donnée pour laquelle nous n’avons pas trouvé de réponse :
-    Sensibilité aux UV ??

Pour en savoir plus : cliquez ici