Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13 février 2007

La torture de la clôture …

Tout territoire se distingue d'un autre par ses limites. Quand il s’agit d’un jardin, on errige gaiement une clôture ! Mais attention, on ne rigole pas avec la clôture !

Avant toute chose, introduisons :

Une cloture a pour effet de se protéger des vents, du bruit et des regards. Il existe plusieurs manière de cloturer un espace :

Par la construction
- planter des piquets et tendre un grillage
- couler une fondation et monter un muret, (qui peut lui même être surmonté d’un grillage )
- planter des poteaux de bois et y fixer des planches (façon ranch texan)
- planter des poteaux de bois et y tresser des branches de saule ou de noisetier.
- Monter un muret en pierres sèches
- Poser une palissade de bois …

Par la plantation :
- en plantant une haie de résineux ou de feuillus persistants (thuya, cyprès, laurines…)
- en plantant des feuillus caduques (
- une haie variée …

Seulement voilà, tout n'est pas si simple. Ériger une clôture implique une demande d'autorisation de construire. Le CAUE d'île de France a rédigé une fiche très claire qui permet de comprendre cette procédure. Pour ceux qui souhaitent un maximum d'information, nous joignons à cette note la fiche spécifique de la DDE de demande de permis de construire une clôture (DDE_formulaire_cloture.pdf).Par ailleurs, vous trouverez différentes informations sur le droit de clôturer son terrain en cliquant sur ce lien.


Pour notre projet, nous avons trouvé LA solution idéale : le talus ! Typique de notre environnement bocager breton, le talus s’avère être notre allié pour le terrain pentu et venteux que nous avons choisi. Par ailleurs, il nous permettra d’inscrire la maison dans son paysage environnemental. Nos talus seront à terme, couverts de noisetiers, genets et ajoncs … tout un programme.

Les bienfaits du talus sont multiples, en voici les principaux :
- brise vent
- niche écologique
- retient et filtre les eaux de pluie
- abrite des nuisances sonores

Pour les curieux, nous conseillons le site : À l’école des talus, très complet en la matière. Indispensable !

Information pour les économes … la construction des talus est encouragée par les politiques locales bretonnes. Des subventions sont attribuées chaque année. Elles peuvent financer jusqu’à 80% du montant total des frais.

Mais là où ça se complique … c'est que nous ne savons pas encore si les talus entrent dans les exceptions à l'obligation de demande de permis de clôture …

A suivre donc

Sandra

16 janvier 2007

Grand silence …

Bien que nous ayons publié plusieurs fiches techniques, nous n’avons pas rédigé d’article sur l’avancée de notre projet depuis plusieurs mois. Nous tenons aujourd’hui à faire un petit état des lieux. Avant toute chose, nous souhaitons que le projet architectural s’intègre aux particularités du terrain. Pour cela, il est nécessaire d’arpenter ce terrain, quelque soit le jour, l’heure et le climat ! Notre retard, tient au fait que nous nous sommes engagés à acheter un terrain couvert au 2/3 par une lande haute. De plus cette parcelle n’étant pas bornée, nous n’en connaissions pas les limites exactes.Il a donc fallu nous armer de patience avant que l’actuel propriétaire ne respecte  le premier de ses engagements : nettoyer le terrain !  Soit 5 mois d’attente et d’agacement.terrain en friche = aucune intervention possible du géomètre = pas de bornage = pas de connaissance réaliste du terrain et de ses spécificités = pas de projet architectural sérieux !

Nous avons donc aujourd’hui le plaisir de connaître les limites physiques de notre terrain ! Bien que nous ayons pris le risque d’acheter la parcelle la plus encombrée de végétaux. Nous découvrons aujourd’hui qu’il s’agit de celle aux plus riches points de vues sur le paysage environnant !

L’architecte peut donc travailler … mais … vient de remporter un concours ! Elle est donc partie en ce début de janvier pour un séjour de 3 mois au pôle sud !

Patience … patience …

Nous avons accepté de patienter … nous ne sommes plus à 3 mois près , et le propriétaire du terrain est en mauvaise posture pour nous imposer des délais à tenir !

L’avantage de cette petite histoire est que les modes d’habitat des bases du pôle sud se font essentiellement en container marine … (on croit rêver) … une belle occasion pour notre architecte d’expérimenter cet habitat en conditions extrèmes !

Yannick & Sandra