30 janvier 2009
L’isolation du sol et la préparation du plancher
Après l’isolation des murs, nous voici rendus à l’isolation du plancher des containers. Il est important de souligner que les containers possèdent déjà leur propre plancher. Deux types de planchers de 35mm d’épaisseur existent : constitué de planches de bois exotiques, ou constitué de grands panneaux de contreplaqué, dans les deux cas, les planchers sont fixés sur l’ossature métallique des containers. A la différence des autres parois, le dessous des containers n’est pas fermé par une plaque de métal. Il s’agit de poutrelles métalliques (type IPN) et de l’envers du plancher intérieur. Bien que les planchers existants puissent être suffisants pour aménager l’intérieur de la maison, ils ne sont pas suffisants pour isoler le sol du froid.
Dans le cas d’une maison sur pilotis, deux solutions sont possibles :
- isoler par l’extérieur.
Il s’agit donc de glisser un isolant entre chaque poutrelle métallique. L’avantage de cette solution est que vous ne perdez pas de hauteur sous plafond à l’intérieur et l’isolation par l’extérieur est toujours plus efficace qu’une isolation par l’intérieur. Les inconvénients portent essentiellement sur les conditions de pose, car il faut se glisser sous les containers pour travailler et il faut également fixer l’isolant en luttant contre le phénomène de la gravité terrestre ! L’isolant peut être fixé sur l’envers du plancher ou enfermé par la pose de plaques que vous fixez sur les poutrelles. (Sachant que dans le cas de containers derniers voyages, les poutrelles sont parfois légèrement déformées).
- isoler par l’intérieur.
Il s’agit donc d’installer un isolant entre les lambourdes (poutrelles de bois) qui accueilleront le nouveau plancher. L’avantage est que cette solution vous permet une pose facile doublée de la pose d’un nouveau plancher. Afin de limiter la perte d’espace intérieur il est préférable de choisir un isolant hautement efficace de faible épaisseur.
Dans notre cas, nous avons choisi la solution de l’isolation par l’intérieur, continuant ainsi la logique de l’isolation que nous avions choisi pour les parois verticales et les plafonds. C’est à dire la constitution d’une boîte isolante limitant les ponts thermiques, construite à l’intérieur du volume des containers, un peu à la manière d’une bouteille thermos !
L’isolation du sol est donc en liège, constituée dans un premier temps de plaques de liège expansé de 40 mm ou 50 mm d’épaisseur, puis de granulés de lièges en vrac.
D’un point de vue technique, nous avons commencé par poser les lambourdes (bois de section 80x60cm) tous les 40 cm. Petite remarque : nous n’avions pas réfléchi au sens de pose des lambourdes, alors que celui-ci déterminera le sens de pose du plancher final … En effet, les lattes du plancher seront très logiquement fixées à la perpendiculaire des lambourdes. Ce détail est important pour l’aspect final de votre sol.
Une fois les lambourdes fixées sur le plancher des containers, nous avons comblés les entraxes par les panneaux de liège expansé.
L’épaisseur des panneaux (4 ou 5cm) étant inférieure à l’épaisseur des lambourdes (6 cm), un espace reste libre, il servira à accueillir les réseaux de plomberie et d’électricité. L’ensemble sera recouvert de granulés de lièges en vrac. Cette étape offre de meilleures garanties thermiques et acoustiques. Pour ce qui est du liège en vrac … nous avons opté pour une astuce économique dont nous vous parlerons dans un prochain post.
Petit détail important, la hauteur sous plafond reste très correcte, nous l’estimons à 2,20m, plancher fini.
Pour les curieux, nous ne changeons pas les habitudes, vous pouvez voir cette étape en image ICI !
A bientôt !
Y&S
16:36 Publié dans Suivi du projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : plancher, isolation, liège, isolation en liège, réseaux eaux et électricité, architecture, maison-container, autoconstruction, shipping container housing, conteneur, container marine
06 août 2008
L'isolation en question
Nous avions évoqué dans un précédent article le choix de notre isolant : Le Liège. Nous ne vous refaisons pas la démonstration du choix précis de ce matériaux, mais nous tenons à partager avec vous les choix de mise en œuvre de notre isolant.
Yannick a opté pour une pose croisée des plaques de liège. Soit deux plaques de 4 cm pour les murs et deux plaques de 5 cm pour le plafond.
Le principe consiste à construire une ossature de bois qui va accueillir les panneaux. Une lame d'air est préservée entre la tôle des containers et les plaques de liège. Elle sera ventilée par une circulation d'air haute et basse.
Une structure plus fine viendra accueillir le parement final. Entre le liège et le parement, un espace accueillera les réseaux d'eau et d'électricité.
Un grand merci à nos coups de mains du mois de juillet : nos parents : Christian, Marie-Claude, Myosette et Jean-François ainsi qu'à nos amis Nathalie et Yohan.
Plus d'infos en images
18:42 Publié dans Fiches techniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liège, architecture, maison-container, autoconstruction, shipping container housing, conteneur, container marine, isolation en liège
28 juillet 2006
L'isolation en liège
Pour vivre confortablement dans la caisse d’acier que constitue le container marine, nous devons nous protéger des changements de température, des bruits extérieurs, des effets néfastes des champs électromagnétiques sur l’organisme …
A tout cela nous avons trouvé LA solution miracle : le panneau de liège expansé.
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Le liège est un matériau étonnant constitué d’une multitude de micro-bulles d’air.
Voici la liste de ses multiples qualités :
- Isolant thermique : A épaisseur égale, le liège est un des matériaux les plus isolants de tous, avec un coefficient de conductivité thermique excellent. (Je consacrerai un article à ce sujet).
- Elastique : Les micro bulles d‘air qui composent le liège s’insèrent dans des micro-cavités élastiques très solides. Le liège est par conséquent d’une grande élasticité qui lui permet de résister à la compression et d‘absorber les vibrations.
- Isolant phonique : Pour ces même raison, le liège est donc un très grand isolant phonique
- Neutre : Matériaux naturel, chimiquement neutre, il ne disperse aucune odeur et aucune substance nocive
- Solide et hydrophobe : Il ne s’effrite pas, ne ternit pas, résiste aux intempéries et aux ultraviolets, au gel, aux rongeurs et aux insectes. Par ailleurs il ne moisit pas et est considéré comme imputrecible.
- Résiste au feu : Difficilement inflammable, il ne libère ni produit, ni fumée toxique
- Isolant électrique : le liège ne conduit pas l’électricité et n’accumule pas d’électricité statique.
Et pour clôturer le tout, le liège est très léger et se découpe facilement à la scie ou au cutter ! ! On peut le fixer par l’intermédiaire de colles ou bien en le vissant dans un support.
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Il est possible de se le procurer sous différentes formes :
- expansé en granulat (environ 190 euro TTC le m3)
- dalles de liège (environ 23 euro TTC le m2)
- expansé en panneau (de 20 à 100 mm d’épaisseur > compter entre 6,50 et 30 euro TTC le m2)
Petit bémol : son coût !
Ce nouvel ami possède tant de qualités que nous le retenons pour notre projet, il nous évitera d’avoir à construire des cloisons intérieures par dessus l’isolant : (car, j’avais oublié, on peut le peindre, l’enduire ou coller du papier peint … le matériaux de rêve ! )
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur la sylviculture du chêne-liège, voici un excellent site : Institut méditerranéen du liège.
Affaire à suivre …
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Yannick & Sandra
18:40 Publié dans Fiches techniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : architecture, maison-container, autoconstruction, shipping container housing, conteneur, container marine, environnement, développement durable, liège, isolation en liège