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12 février 2009

La plomberie : en Cu, en PER ou en PB ?

Étant autoconstucteurs, nous avons étudié les différentes possibilités qui s’offraient à nous en matière de plomberie. Voici donc une petite synthèse de nos recherches. Nous publierons prochainement un article sur la pose de notre propre réseau.

1 – Le cuivre
Métal non ferreux, réalisé à partir d’extrait de minerais, le cuivre est un matériaux de couleur rougeâtre qui possède une excellente conductivité électrique et thermique, par ailleurs, il a une excellente résistance à la corrosion.
cuivre.jpg
En plomberie, vous pouvez vous procurer du cuivre en tube (rigide en barres de 1 à 5 m (cuivre écroui) ou en couronne de 2 à 50 m (malléable, c’est le cuivre recuit).

Le mode d’assemblage le plus courant reste la soudure, ce qui demande un certain savoir-faire. Pour de petites interventions telles que des extensions de réseau, les raccords mécaniques sont très faciles à installer, mais leur généralisation à une installation complète coûte plus cher. Par ailleurs, tous les modes de pose sont possibles : apparent sur colliers, engravé ou encastré et enterré.

Sa popularité s’explique par ses propriétés :

-    naturellement bactéricide et fongicide, le cuivre réduit la prolifération des bactéries et des virus dans les systèmes de distribution d’eau.
-    Etanche aux fluides, à l’oxygène, aux rayons ultra-violets et aux substances organiques.
-    résiste à une chaleur extrême sans subir de dégradation.
-     résiste à la corrosion et aux fortes pressions d'eau.
-    Ne brûle pas
-    Durable et totalement recyclable sans aucune perte de qualité
-    Garanti 50 ans

Ses inconvénients :

-    le coût du matériaux est élevé
-    la pose nécessite un savoir-faire
-    sonore (coup de bélier, chuintements …)

Pour en savoir plus : cliquez ICI



2 – Le Polyéthylène Réticulé ou PER

Le PER ou PEX (dans les pays anglo-saxons) est un dérivé du polyéthylène (PE) qui est un plastique inerte.

La stabilité dans le temps est estimée par les fabricants à un minimum de 50 années, mais nous n’avons pas encore le recul suffisant pour le vérifier.
per.jpg
Le PER est vendu sous forme de couronne. Le tube de couleur bleue est réservé à l’eau froide, celui de couleur rouge à l’eau chaude. Il existe également prégainé pour une pose engravée ou encastrée.

Le PER est utilisé en plomberie pour les réseaux d'eau chaude ou froide ou pour les installations de chauffage, notamment pour les planchers chauffants. Au tube, s’associe un ensemble constitué de distributeurs d’eau et de raccords qui rendent le réseau efficace et complet.

Ce matériau est assez souple, facile et rapide à mettre en œuvre. Il ne se dégrade pas chimiquement et est peu sensible au calcaire. En revanche, il est très sensible à la dilatation thermique : on ne doit donc pas le fixer au moyen de colliers serrés.
Afin de le protéger des rayons ultra-violet, il est souvent employé dans des banquettes techniques, en engravé ou en encastré, mais jamais en apparent. Son rayon de courbure minimum est égal à 5 fois le diamètre de la tuyauterie.

Ses avantages sont les suivants :

- Coût au mètre linéaire avantageux
-    Installation rapide et simple
-    Conductivité thermique inférieure au cuivre qui retarde le gel de l’eau transportée
-    canalisations insensibles à l’entartrage et à la corrosion et supportent donc les eaux calcaires ou acides
-    Souplesse du matériaux qui supprime les bruits de sifflements et absorbent les « coups de béliers »


Ses inconvénients sont les suivants :
- Sensibilité aux UV importante (sauf tube multicouche avec aluminium)
- Dilatation thermique très élevée
-    Mise en œuvre complexifiée par le cintrage difficile
-    Produit issu de l’industrie pétrochimique (recyclage partiel)
-    Pas de garantie effective de pérennité
-    Ne se soude pas

Pour en savoir plus : cliquez ici



3 – Le polybutène-1  ou PB
Le Polybutène-1 ou polybutylène (dans les pays anglo-saxons) appartient à la famille polyoléfine des thermoplastiques qui comprend aussi le polyéthylène et le polypropylène. Il est principalement utilisé pour la fabrication des tuyauteries d'eau chaude et d'eau froide sous pression. Contrairement aux PER, aucun additifs de composition, de réticulation ou de copolymérisation n’est ajouté pour que les tuyauteries en Polybutène-1 répondent aux normes de performances s'appliquant à leur utilisation.
polybutene.jpg
Le polybutène a été introduit sur le marché européen pour les tuyauteries sous pression au milieu des années 1960. Aux états unis, dans le milieu des années 90, les producteurs de polybutène ont retiré leurs produits du marché suites à de nombreuses plaintes  concernant des défauts dans les réseaux de plomberie réalisées avec ce matériaux. D’après le  pbsa (association qui regroupe des sociétés internationales de production de polybutène-1 en plomberie), les difficultés rencontrées aux états-unis seraient dues aux raccords plastiques utilisés. Nous n’avons rien trouvé à ce jour concernant des plaintes en Asie ou en Europe, mais le manque de sources et de documentation est à noter.

Le polybutène est vendu sous forme de couronne. Le tube est de couleur grise. Il existe également prégainé en couleur bleue ou rouge pour une pose engravée ou encastrée. Sa pose esy identique à celle du PER (distributeurs et raccords mécaniques).

Les usages du polybutène sont les mêmes que pour le PER, mais sa plus grande flexibilité en permet une pose plus aisée qui limite le recours aux raccords mécaniques et diminue ainsi les coûts de réalisation. Le rayon de courbure minimum est égal à 8 fois le diamètre de la tuyauterie.

Comme pour le PER, la stabilité dans le temps du polybutène  est estimée par les fabricants à un minimum de 50 années, mais nous n’avons pas encore le recul suffisant pour le vérifier.

Ses avantages sont les suivants :

- excellent coefficient de conductivité thermique qui retarde le gel de l’eau transportée (meilleur que celui du PER)
- Coût au mètre linéaire avantageux par rapport au cuivre (mais un peu plus élevé que le PER)
-    Installation rapide et simple
-    Meilleure flexibilité que le PER, donc installation plus économique et simplifiée.
-    canalisations insensibles à l’entartrage et à la corrosion (supportent donc les eaux calcaires ou acides)
-    Souplesse du matériaux qui supprime les bruits de sifflements et absorbent les « coups de béliers »
-    bonne tenue en température et en pression
-    coefficient de dilatation linéaire beaucoup plus faible que le PER
-    Peut se souder

Ses inconvénients sont les suivants :
-    Produit issu de l’industrie pétrochimique (recyclage partiel)
-    Pas de garantie effective de pérennité
-    Très mauvaise image en amérique du nord.

Donnée pour laquelle nous n’avons pas trouvé de réponse :
-    Sensibilité aux UV ??

Pour en savoir plus : cliquez ici

30 janvier 2009

L’isolation du sol et la préparation du plancher

Après l’isolation des murs, nous voici rendus à l’isolation du plancher des containers. Il est important de souligner que les containers possèdent déjà leur propre plancher. Deux types de planchers de 35mm d’épaisseur existent : constitué de planches de bois exotiques, ou constitué de grands panneaux de contreplaqué, dans les deux cas, les planchers sont fixés sur l’ossature métallique des containers. A la différence des autres parois, le dessous des containers n’est pas fermé par une plaque de métal. Il s’agit de poutrelles métalliques (type IPN) et de l’envers du plancher intérieur. Bien que les planchers existants puissent être suffisants pour aménager l’intérieur de la maison, ils ne sont pas suffisants pour isoler le sol du froid.

Dans le cas d’une maison sur pilotis, deux solutions sont possibles :
-    isoler par l’extérieur.
Il s’agit donc de glisser un isolant entre chaque poutrelle métallique. L’avantage de cette solution est que vous ne perdez pas de hauteur sous plafond à l’intérieur et l’isolation par l’extérieur est toujours plus efficace qu’une isolation par l’intérieur. Les inconvénients portent essentiellement sur les conditions de pose, car il faut se glisser sous les containers pour travailler et il faut également fixer l’isolant en luttant contre le phénomène de la gravité terrestre ! L’isolant peut être fixé sur l’envers du plancher ou enfermé par la pose de plaques que vous fixez sur les poutrelles. (Sachant que dans le cas de containers derniers voyages, les poutrelles sont parfois légèrement déformées).

-    isoler par l’intérieur.
Il s’agit donc d’installer un isolant entre les lambourdes (poutrelles de bois) qui accueilleront le nouveau plancher. L’avantage est que cette solution vous permet une pose facile doublée de la pose d’un nouveau plancher. Afin de limiter la perte d’espace intérieur il est préférable de choisir un isolant hautement efficace de faible épaisseur.
DSC02344.JPG
Dans notre cas, nous avons choisi la solution de l’isolation par l’intérieur, continuant ainsi la logique de l’isolation que nous avions choisi pour les parois verticales et les plafonds. C’est à dire la constitution d’une boîte isolante limitant les ponts thermiques, construite à l’intérieur du volume des containers, un peu à la manière d’une bouteille thermos !
L’isolation du sol est donc en liège, constituée dans un premier temps de plaques de liège expansé de 40 mm ou 50 mm d’épaisseur, puis de granulés de lièges en vrac.

D’un point de vue technique, nous avons commencé par poser les lambourdes (bois de section 80x60cm) tous les 40 cm. Petite remarque : nous n’avions pas réfléchi au sens de pose des lambourdes, alors que celui-ci déterminera le sens de pose du plancher final … En effet, les lattes  du plancher seront très logiquement fixées à la perpendiculaire des lambourdes. Ce détail est important pour l’aspect final de votre sol.

Une fois les lambourdes fixées sur le plancher des containers, nous avons comblés les entraxes par les panneaux de liège expansé.
L’épaisseur des panneaux (4 ou 5cm) étant inférieure à l’épaisseur des lambourdes (6 cm), un espace reste libre, il servira à accueillir les réseaux de plomberie et d’électricité. L’ensemble sera recouvert de granulés de lièges en vrac. Cette étape offre de meilleures garanties thermiques et acoustiques. Pour ce qui est du liège en vrac … nous avons opté pour une astuce économique dont nous vous parlerons dans un prochain post.

Petit détail important, la hauteur sous plafond reste très correcte, nous l’estimons à 2,20m, plancher fini.

Pour les curieux, nous ne changeons pas les habitudes, vous pouvez voir cette étape en image ICI !

A bientôt !

Y&S