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17 janvier 2007

Des idées ? on en a plein !

A tous ceux qui veulent connaître les avancées dans nos réflexions quand à l’association des modules containers et à la forme de notre projet … voici quelques lignes explicatives …En tout premier lieu, nous nous sommes emballés pour la maison d’Adam Kalkin. Mais nous avons très vite compris, après avoir discuté avec notre architecte, qu’il serait intéressant de construire notre propre projet (!) en fonction de ce qui nous caractérise.

Caractéristique n°1 : nous sommes des autoconstructeurs peu expérimentés en bricolage
Le premier conseil que nous a donné l’architecte est de construire en maçonnerie sèche. C’est à dire d’éviter la brique, le parpaing, le béton, ect … mais d’utiliser plutôt des matériaux tels que le bois et donc de cibler des mises en œuvres simples.

Caractéristique n°2 : nous sommes des autoconstructeurs fauchés
Le deuxième conseil de notre architecte a donc été de nous tourner très logiquement vers les matériaux associés aux logiques industrielles. De plus, ayant le souhait de construire à partir de containers marines, la solution est cohérente !

Caractéristique n°3 : nous sommes des autoconstructeurs sensibles à l’écologie
L’architecte nous a alors conseillé de nous interroger sur nos réels besoins et nos modes de vie. L’écologie se limite-t-elle à l’utilisation de matériaux écolo ?

Sur l’idée de l’architecte d’associer les containers, comme on peut enfiler des perles sur un fil, nous avons pensé à cette version « sandwich », la maison n°1 :
- une alternance de 4 modules containers de 6m et de 3 modules bois (les modules de bois permettent de solutionner les difficultés à étanchéifier les juxtapositions de containers)
- un toit végétal (isolant, joli, écolo…)
- des fenêtres PVC récupérées
- le tout sur pilotis

Conclusion : Les associations de modules sont trop « lisses » architecturalement parlant. Nous ne développons pas de points de vues et de spécificités architecturales, si ce n’est l’emploi de modules containers.

Voici donc la maison n°2
Sur le modèle de la maison n°1, nous alternons modules bois et modules containers. Nous intégrons une idée de l’architecte : la possibilité de profiter du potentiel que représentent les portes des containers. Nous décalons donc les modules bois, en retrait des modules containers.

Conclusion : Même si nous sommes très enthousiastes, l’architecte nous conseille de continuer à penser le projet et de donner un peu plus de « relief » à la maison. De trouver d’autres associations de modules. Par ailleurs, elle n’est pas convaincue par l’étanchéité du toit végétal et de l’emploi du bois entre les containers et nous propose de réfléchir à un surtoit global (type hangar).

Maison n°3
- 2 modules containers de 6m empillés
- 1 module container de 12m à la perpendiculaire des deux autres
- 1 extension en bois des modules containers
- 1 toit végétal sur le container de 12m pour en faire une terrasse
- 1 sas en bois pour relier les containers perpendiculaires.

Avantages :
- beaucoup d’espace et de surface
- une configuration spécifique dans l’association des modules
- des jonctions étanches entre les containers
- un accès à l’étage par le module en bois, ce qui évite de devoir perforer les deux containers superposés
- l’utilisation de maçonnerie sèche

Inconvénients :

- le choix d’une maison à étage ne semble pas judicieux pour la configuration de notre terrain. Elle semblerait posée sur le site et trop haute au vu du relief.
- Le coût restait trop élevé (on ne pouvait pas intégrer le salaire de l’architecte)
- La superposition de container est complexe et nécessite de plus grandes précaution au niveau des fondations.
- L’architecte n’était pas emballée par la proposition car elle trouve que nous sommes dans une configuration « classique » de maison cubique à toit plat. Elle nous conseille de continuer, mais en remplaçant le bois par d’    autres matériaux comme l’onduline. (plaque en pvc translucide qui ressemble à une tôle ondulée)

Maison n°4
- Reprise de la version de la maison n°2, mais le quatrième container passe à l’arrière et à la perpendiculaire des 3 autres. (on retrouve là un compromis entre les spécificités de la version 2 et 3)
- Retour au principe de plain-pied
- Eclairage par le toit, lumière rasante, sur le mode des toits d’usine
- Jonction avec le container seul par deux couloirs complètement translucides en onduline ou en polycarbonate alvéolé.
- Toit végétal

Cette fois ce sont les conseils de nos parents qui influent sur le projet, l’éclatement des containers, sur le principe d’une station orbitale est difficile à chauffer (au bois), le toit végétal devient complexe à étanchéifier, la répartition des volumes intérieurs est complexe. Et surtout, nous apprenons que l’association bois/métal est difficile pour les jonctions entre les containers (le métal subit de forte dilatation à la chaleur, le bois ne suivra pas et les baies vitrées installées dans les modules bois risques d’en partir …).

Bref, c’est reparti pour devoir reformuler le projet … une nouvelle fois … et 7 mois sont passés depuis notre belle idée de vouloir construire avec des containers marines. Nous commençons à désepérer et à nous demander si nous faisons le bon choix de demander avis aux uns et aux autres.

C'est là que nous apparait notre nouvelle idée … la maison n°5 !

(A suivre …)

Pour ceux qui souhaitent voir quelques iamges des projets, nous vous conseillons de consulter notre album de croquis préliminaires !

Yannick & Sandra

16 janvier 2007

Grand silence …

Bien que nous ayons publié plusieurs fiches techniques, nous n’avons pas rédigé d’article sur l’avancée de notre projet depuis plusieurs mois. Nous tenons aujourd’hui à faire un petit état des lieux. Avant toute chose, nous souhaitons que le projet architectural s’intègre aux particularités du terrain. Pour cela, il est nécessaire d’arpenter ce terrain, quelque soit le jour, l’heure et le climat ! Notre retard, tient au fait que nous nous sommes engagés à acheter un terrain couvert au 2/3 par une lande haute. De plus cette parcelle n’étant pas bornée, nous n’en connaissions pas les limites exactes.Il a donc fallu nous armer de patience avant que l’actuel propriétaire ne respecte  le premier de ses engagements : nettoyer le terrain !  Soit 5 mois d’attente et d’agacement.terrain en friche = aucune intervention possible du géomètre = pas de bornage = pas de connaissance réaliste du terrain et de ses spécificités = pas de projet architectural sérieux !

Nous avons donc aujourd’hui le plaisir de connaître les limites physiques de notre terrain ! Bien que nous ayons pris le risque d’acheter la parcelle la plus encombrée de végétaux. Nous découvrons aujourd’hui qu’il s’agit de celle aux plus riches points de vues sur le paysage environnant !

L’architecte peut donc travailler … mais … vient de remporter un concours ! Elle est donc partie en ce début de janvier pour un séjour de 3 mois au pôle sud !

Patience … patience …

Nous avons accepté de patienter … nous ne sommes plus à 3 mois près , et le propriétaire du terrain est en mauvaise posture pour nous imposer des délais à tenir !

L’avantage de cette petite histoire est que les modes d’habitat des bases du pôle sud se font essentiellement en container marine … (on croit rêver) … une belle occasion pour notre architecte d’expérimenter cet habitat en conditions extrèmes !

Yannick & Sandra