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05 mars 2010

Nous y voilà !

Nous voici donc installés dans notre maison.

Les derniers aménagements ne nécessitent pas d'article particulier. Par contre, au vu des questions qui nous sont régulièrement posées, nous pouvons faire un premier bilan de notre expérience.

Sachant que tout n'est pas terminé, il nous reste à poser les portes coullisantes intérieures et les terrasses extérieures.

1/ Le coût.

Pour évaluer le cout de notre maison, il faut tenir compte des critères suivants :

- Le container ne représente pas une économie en soit, c'est un système de construction, une solution adaptée aux besoins d'un projet. Ce matériaux implique des contraintes importantes et des coûts à ajouter au prix d'achat.

- Nous avons réalisé notre chantier en autoconstruction, c'est à dire que nous avons construit nous même notre maison. Certes, nous avons fait l'économie d'une main d'oeuvre professionnelle, mais nous avons consacré beaucoup de notre temps et de notre énergie à la réalisation de ce projet. Le chantier a duré 18 mois, nous avons évalué le temps moyen de travail sur cette prériode à un équivalent temps plein pour une personne. L'autoconstruction est a définir, non pas comme une économie à réaliser, mais comme un autre mode d'investissement économique.

- Le projet a été pensé sur une période de deux années, pendant lesquelles nous avons mené de nombreuses recherches pour faire des choix techniques et de matériaux. Plus un projet est préparé, mieux il est maîtrisé.

- Actuellement, notre maison nous a coûté 85000 € TTC pour une surface de 110m2. > N'oubliez pas d'y ajouter les 18 mois de travail !

2/ Le confort

Nous ne regrettons pas nos choix, la maison est agréable à vivre et confortable. La double couche de polycarbonate est satisfaisante pour ce premier hiver. La maison n'a pas d'inertie, mais restitue bien la chaleur. N'étant pas très haute sous plafond, nous bénéficions très rapidement des effets du chauffage.

Nous trouvons la maison très agréable à vivre car elle a été pensée pour nous. Les volumes nous correspondent, autant que la distribution des pièces et le jeu des ouvertures sur le paysage. Bien entendu notre sens du confort ne l'est peut être pas pour l'humanité !

3 / des regrets ?

Pas pour l'instant. C'est une très belle aventure que de construire sa propre maison, quelques soit les matériaux. Il faudra voir sur le long terme comment vielliessent les matériaux. Seul bémol, je trouve que la gestion des toilettes sèches et une contrainte forte. Pas de soucis d'odeur ou d'hygiène, mais vider les toilettes et gérer le compost n'est pas une mince affaire. Heureusement que nous sommes deux !

4 / Visiter notre maison ?

Vous êtes très nombreux à nous solliciter sur ce point. Nous avons donc fait le choix de refuser. Nous espérons que vous comprenez cette décision. Nous avons élaboré ce blog pour partager autant que possible nos recherches et réflexions …nous espérons que vous trouverez les réponses à vos questions !




18 février 2010

Le traitement des sols

Après les peintures murales, les sols …

Nous avions indiqué dans un article précédent le choix que nous avons fait de couvrir le sol de notre maison de plaques de PXD sol (un équivalent de l'OSB, mais garanti sans colle). Ce matériau est brut et, pour un usage courant, il est indispensable de le protéger. Bien entendu, il est possible de coller des moquettes ou autre linoléums, de peindre, de vitrifier ou de lasurer ce matériaux.

Notre choix s'étant porté sur ce produit en partie pour son aspect esthétique, nous avons souhaité laisser apparentes ses caractéristiques (de grosses particules de bois divers assemblées). Nos murs étant majoritairement de la couleur brute du PXD (miel), nous avons préférés teinter légèrement le sol en blanc. L'idée étant d'obtenir un effet de lasure.

Nos exigences en matière de nocivité des produits utilisés dans la construction de la maison nous ont conduits à choisir de protéger le sol à l'aide d'une huile dure, que nous avons teintée de pigment blanc.


DSC03755.JPG

Voici donc notre retour d'expérience :

- nous avons appliqué l'huile dure directement sur l'OSB, sans le poncer au préalable. Le résultat est un sol bien protégé, confortable (nous pouvons marcher pieds nus, sans risquer échardes ou autres désagréments). Le seul inconvénient qu'il est très légèrement rugueux, je précise que cela ne nuit en rien au confort … mais à la serpillère ! En effet, il est pas très aisé de laver le sol. Cela demande un petit effort supplémentaire (à la différence d'un beau parquet vitrifié…). Un couple d'amis a eu recours à la même solution que nous (même matériaux :PXD + huile dure), mais ont poncé … rien à voir !

- plusieurs marques proposent des huiles dures. Nous avons choisi la Biopin et nos amis la Biofa. Petit compte-rendu :

En ce qui nous concerne, l'huile Biopin nécessite trois passages (3 couches) du même produit, nous avons attendu 24 h entre chaque couche. Les solvants utilisés sont des huiles essentielles d'agrumes. L'huile est donc très parfumée et l'odeur persiste assez longtemps (plusieurs semaines). Elle n'est pas désagréable, mais très présente. Pour ce qui est de l'introduction du pigment blanc (Blanc de titane), nous avons respecté le rapport 30% de pigment pour un volume d'huile. L'huile teintée doit être appliquée pour la première couche, les deux autres doivent être neutre, afin d'éviter les éventuels contacts avec les pigments présents dans l'huile.

Plusieurs modes d'application de l'huile sont possibles : au torchon, au pinceau large, ou au rouleau. Nous avons expérimenté le pinceau large pour une pièce de 12 m2 (3h d'application). Puis au torchon pour le reste de la maison. Au total, il nous aura fallut une bonne semaine pour une personne seule pour appliquer les 3 couches d'huile dure au torchon pour une maison d'une surface de 110 m2.

Il faut préciser que le rendu de la première couche avec le blanc de titane n'est pas du tout le même appliqué au pinceau et au rouleau. Le rendu au pinceau est plus homogène et très soigné, alors qu'au torchon, l'application est moins homogène et crée des effets de nuances dans la densité des blancs (effets nuages). Étant pris par le temps, la technique au torchon s'est avérée la plus rapide.

 

Pour ce qui est de l'expérience de nos amis avec la Biofa (sans pigment), les modalités d'application du produit sont différentes . Il faut d'abord appliquer un fonds dur, puis deux couches d'huile dure. L'huile ne semble pas parfumée (tout du moins l'odeur est moins présente).

Les prix des deux produits sont sensiblement les mêmes, leurs qualités ne nous semblent pas différentes et nous étions tous très satisfaits du résultat. Nous n'avons pas rencontrés de difficultés particulière, ni les uns, ni les autres. Il existe beaucoup d'autres marques d'huile dure, à vous de trouver le produit qui vous convient.

 

Quoi qu'il en soit, nous sommes très satisfait du rendu et de la qualité de notre sol … si vous avez d'autres retours d'expérience, partagez les avec nous …